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Après le départ du prophète, sont apparus des milliers de hadith falsifiéspar la faute d’obstinés, de raconteurs de fables et d’opportunistes.
Le résultat de cette falsification a été d’une part de rendre difficile la compréhension de l’islam juste, et d’autre part de conduire à l’apparition de divergences doctrinales, de sectes et de partis.
Pourtant le prophète avait donné de façon très explicite le critère permettant de reconnaître un hadith authentique d’un faux :
« Ce qui vous a été rapporté sur moi et n’est pas en conformité avec le Coran ne peut m’être attribué. » 1
Cette déclaration signifie clairement que le prophète fait référence au Coran pour la vérification de l'authenticité des hadiths.
Tirmidhi dans son livre Sahih Muslim cite un hadith connu sous le nom de Hadith al-Thaqalayn qui fait référence à al-Thaqalayn, signifiant "les deux choses lourdes".
Dans ce hadith le prophète Mohammad (paix soit sur lui) fait référence au Coran et à Ahl al-Bayt ('les gens de la maison', sa famille) en tant que deux choses lourdes.
Tous les musulmans s'accordent sur cette parole du prophète:
« J’ai laissé parmi vous quelque chose avec lequel vous ne pourrez être égarés si vous le suivez : le Livre d’Allah (le Coran) et les miens; ces deux ne peuvent se séparer jusqu’au jour de la résurrection. »2
Ibn ‘Arafa, connu sous le nom de Ibn Naftaviya, l’un des rapporteurs de hadith parmi les plus grands et les plus connus, écrit :
« La plupart des traditions mensongères rapportant les vertus des compagnons ont été fabriquées à l’époque où le commandement était entre les mains des Omeyyades. Les falsificateurs cherchaient, par leurs actions, à se rapprocher des gouverneurs et gagner leur amitié».3
Des groupes en effet s’étaient mis à interpréter le Coran selon leurs propres opinions ; tout en agissant au nom de la religion, et dans la mesure où ils n’avaient pas la possibilité de falsifier le Coran, ils se sont mis à rapporter des hadith mensongers, afin de justifier leurs divergences doctrinales et de dominer la société.
Ces pratiques ont eu le plus d’ampleur au cours du deuxième siècle de l’Hégire, et les hadith ainsi fabriqués ont continué de se propager les siècles suivants.
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1. Nahj-ol-Fasaha, introduction, p. 84.
2. Alhaghaegh, p. 40. Ekmal-ol-Din, vol. 1, p. 237. ; Da’erat-ol-Ma’aref Tashayyo’a, vol. 6.
3. The Role of Ayesheh in the History of Islam, vol. 3, p.p. 266-268.
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